9 mai 2009

Des saltimbanques à la Sarra

Des Saltimbanques à la Sarra

Ariane Metzinger

Roland Amador

Depuis plus de quarante ans, la cité de la Sarra s’alanguissait dans la quiétude des sommets de Fourvière, la colline qui prie. Le quartier était plongé dans une douce torpeur, troublée régulièrement par un vent fripon s’engouffrant entre les immeubles. Pas très étonnant : quelques années auparavant, le lieu était occupé par la ferme des Quatre-vents, la bien nommée.
Rien ne semblait pouvoir bouleverser ce bel ordonnancement. Mais tout bascula un soir de novembre 2002. Les locataires avaient été conviés par leur bailleur, la SACVL, à une réunion de concertation. L’annonce tomba : le plus grand mur en trompe-l’œil du monde allait être réalisé par les peintres muralistes de CitéCréation sur les façades de leurs immeubles.

Pendant un an, la vie de cette cité allait être rythmée par les montées et descentes de pots de peinture, les allers-retours lancinants des rouleaux, les peintres muralistes sont à pied d’œuvre pour gratter les couches du passé, interroger le présent. Les habitants accompagnent ces saltimbanques qui s’installent sur la pointe des pieds, discutent avec ceux qui dessinent leur avenir…

Collection Pierres Vivantes/SACVL

Ouvrage disponible auprès de CitéCréation